Minute de Torah - 16 Adar 5767

publié le mardi 6 mars 2007
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B’’H

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Il est parfois difficile d’en bien comprendre les motivations de certains épisodes obscurs de notre histoire. C’est le cas de la faute du « veau d’or ». Alors que Moché était monté chercher les Tables de la Loi, aussi appelées « Tables de l’Alliance », une partie des Bnei Israel se laisse tenter par l’édification d’un veau en or, considéré comme l’une des plus graves fautes, celle de l’idolâtrie.

Les Bnei Israel ont été sauvés de l’esclavage égyptien après les 10 plaies miraculeuses infligées aux oppresseurs. Ils ont assisté à la séparation des eaux de la Mer morte, à la défaite de l’armée surpuissante de Pharaon à leur trousse, au Don de la Torah suite à la révélation divine au mont Sinaï, au miracle de la manne, et à un certain nombre d’autres miracles quotidiens ou ponctuels. Comment dans ce contexte, douter de l’existence de H’ ? Comment dévier à ce point vers l’idolâtrie ?

Certes, tous les Bnei Israel n’ont pas participé à la faute, puisque sur les 600 000 enfants d’Israel, 3000 y ont eu une part active. Essentiellement ceux qui, Egyptiens d’origines, ont choisi la foi juive par voie de conversion probablement précipitée, et n’ayant pas pleinement chassé leur attirance idolâtre. Mais il s’agit tout de même d’idolâtrie !

Rachi, le plus célèbre commentateur de la Torah, explique en fait que, loin de rechercher une séparation et un refus de l’Unité de H’, les Bnei Israel cherchaient au contraire un moyen de se rapprocher de H’, en essayant de compenser l’absence de Moché, qui semblait tarder de son séjour pour récupérer les Tables. Epris d’un désir fort de servir H’, les Bnei Israel qui ont cru en le veau d’or se sont surtout mépris, en se rattachant à la seule marque de divinité qu’ils pensaient reconnaître après des centaines d’années de culture égyptienne.

Les Bnei Israel ont malgré toute une manière de « racheter » la faute du veau d’or, selon le principe « Rien ne résiste à la Téchouva (repentir) ». De la même manière que c’est par la réunion de leur argent qu’ils fabriquèrent le veau d’or, la tsédaka (bienfaisance, par l’argent qui est le fruit du travail à la sueur de notre front, impliquant l’implication de notre corps) permettra de parachever l’expiation. Cela nous transportera ainsi du temps du « 17 Tamouz » (jour de deuil, jour où les premières Tables furent brisées), au temps du « 10 Tichri » (jour où H’ pardonna au peuple la faute du veau d’or, et donna à Moïse les secondes Tables de la Loi ; et jour de pardon pour toutes les générations à venir : Yom Kippour).







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