Minute de Torah - 17 Chevat 5767

publié le lundi 5 février 2007
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B"H

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Nous lirons ce chabat la sidra Ytro, l’un des passages les plus célèbres de notre histoire, puisqu’il relate le Don et la Réception de la Torah au Mont Sinaï. Toutefois, il ne faut pas se tromper sur la véritable nature du Don. En effet, quelle nouveauté a-t-elle été introduite par rapport à l’époque de nos Pères, qui également étudiaient la Torah (avant la lettre) et connaissaient par inspiration divine les mitsvot à accomplir. On sait par exemple que nos Pères accomplissaient la mitsva des téfilines , avant même le Don de la Torah.

Le sixième jour du troisième mois (mois de Sivan), la véritable nouveauté que l’on célèbre lors de la fête de Chavouot, fut la fin de la séparation hermétique entre le matériel et le spirituel. Certes, nos Sages accomplissaient les mitsvot de la Torah avant même le don de celle-ci. Mais les objets matériels utilisés pour la mitsva (les téfilines par exemples) ne contenaient aucune sainteté. A partir du Don de la Torah, la matière pouvait enfin devenir sainte, le spirituel pouvait enfin descendre imprégner la matière qui elle-même pouvait s’élever au rang de sainteté.

Le Midrach explique que lorsque H’ prononça les 10 Paroles (ou 10 Commandements), la voix divine n’avait pas d’échos. L’écho apparaît lorsque les ondes émises par la voix rencontrent un obstacle (un mur par exemple) qui renvoie le son, comme une balle qui revient après avoir frappé un mur. La voix divine n’avait pas d’écho, car enfin le spirituel imprégnait la matière, donnant une nouvelle dimension à celle-ci. Dès lors les Bnei Israel pouvaient entreprendre leur mission sur terre : faire de ce monde matériel une demeure pour la Présence divine jusqu’ici-bas







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