Minute de Torah - 13 Tévèt 5767

publié le mercredi 3 janvier 2007
Partagez cet article :


publicité

Nous lirons ce chabat la sidra Vay’hi (il vécut), dernière sidra du premier des cinq Livres, le Livre Béréchit. On aurait pu attendre que le Livre qui ouvrait sur la Création du monde finisse par une fin positive. Pourtant, le dernier verset annonce la mort de Yossef, et son enterrement en terre d’Egypte ( Béréchit, 50, 26). Quel est donc le sens de cette fin, là où les principes suggèrent les conclusions encourageantes ? Le Livre Béréchit rapporte l’histoire de nos Pères et Mères, dont les actions sont pour nous une ligne de conduite. Sa fin se doit de nous guider également, en raffermissant la vitalité que nous mettons dans notre manière de servir le Créateur, qui nous donne la Torah de vie.

Il importe donc de bien saisir que la mort d’un Tsadik (dont Yossef porte le qualificatif, tant il représente le Juste sur terre) n’est pas synonime de défaite ou de tristesse. Au contraire, le jour de sa mort est aussi celui où il a rempli sa mission sur terre au point où toutes ses réalisations sont arrivées à bout, et s’élèvent avec lui. Le travail de Yossef haTsadik s’inscrivait dans la capacité du juif à progresser et réussir même en période d’Exil (symbolisée par l’exil physique hors de Terre Sainte, qu’elle soit rebâtie avec son Temple prochainement et de nos jours).

Le juif en exil se rappelle de la réussite matérielle et spirituelle de Yossef au coeur de l’exil jusqu’à son dernier jour de vie physique. Cette réussite nous accompagne jusqu’en terre d’exil, où notre rôle est d’imprégner de sainteté le monde matériel. C’est la raison pour laquelle le Juif n’est pas qu’un être "spirituel". C’est la raison pour laquelle son attache à la matière, et en particulier à la Terre promise, est pleinement justifiée. De fait, chaque fois que le juif fait un effort pour accomplir une mitsva, il pose une pierre au 3è Temple, d’une manière concrète (mais voilée par l’exil). Car tout ce qui se passe au niveau spirituel a son incidence et son reflet au niveau matériel. Chaque fois que le juif accomplit par son effort personnel un élan de téchouva, il restaure une pierre du Temple. Le seul fait de repousser une pensée étrangère, par exemple le fait de méditer à une union charnelle entre un homme et une femme par la conséquence qu’une telle pensée peut avoir, il crée un ange spirituel qui témoigne de ces actes, pour lui donner le mérite, comptant pour le mérite de l’ensemble de sa génération, de vivre le jour où Machia’h se lèvera enfin et lèvera le voile de l’Exil dans le monde.







blog comments powered by Disqus



Articles incontournables