Minute de Torah - 30 Kislev 5767

publié le jeudi 21 décembre 2006
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B"H

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Le ’Hafetz ’Haïm tarda un jour dans l’horaire de l’allumage des bougies de ’hanoucah dans son foyer, ce qui surprit son entourage. Car le ’Hafetz ’Haïm n’est pas seulement le Sage connu pour son érudition aussi large que son ’hessèd, il est aussi un ’hassid dans toutes ses actions, veillant au respect des moindres détails, mélant finesse et rigueur dans l’application des halakhot.

Son entourage s’apprétait à le questionner sur ce retard qui se prolongeait ce soir en question, lorsqu’enfin, on le vit prendre l’allumette pour allumer les lumières de la fête. Sa femme venait d’arriver, retenue dehors par un motif important, et le ’Hafetz ’Haïm avait préféré laissé passer l’horaire recommandé de l’allumage des nérot, par respect pour sa femme non encore rentrée.

Car expliquait-il, les nérot des chabat sont une mitsva prioritaire sur les nérot de ’hanoucah dans le cas ultime où l’on n’aurait pas assez de ressources pour accomplir à la fois l’une et l’autre mitsvot. Et la raison qui prévaut à cette préséance est l’attention portée au chalom baït (paix au sein du foyer), et il ne faudrait pas priver la femme de l’honneur qui lui est fait d’introduire la sainteté de la fête du chabat à la maison. De fait, le ’Hafetz ’Haïm ne souhaitait pas déroger au respect particulier avec lequel il considérait sa femme, même en retard lors de l’allumage des bougies de ’hanoucah.







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