Parasha vayechev 5767

Chabbath 16 décembre 2006 - 25 Kislev 5767 - Début : 16 h 36 - Fin : 17 h 45
publié le mercredi 13 décembre 2006
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1er jour de ‘Hanouccah - Bénédiction du mois Lecture de la Torah : GENESE XXXVII, 1 - XL, fin : JOSEPH à l’école de la souffrance. 2ème rouleau : Nombres VII, 1 - 17 (certains, dès VI, 22) Haphtara : ZACHARIE II, 14 - IV, 7 : « Non par la force, mais par mon esprit ! »

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Commentaires sur la Torah :

Jusqu’à présent, tous les textes que nous avions lus concernaient l’histoire de la Création, de NOE et surtout celle des trois patriarches : ABRAHAM, ISAAC et JACOB. A présent, leurs descendants ne seront plus considérés et dénommés patriarches. Nous ne parlerons désormais que des tribus. Parmi celles-ci, l’un de ses membres est le seul à avoir obtenu le titre de JUSTE, puisque c’est ainsi que JOSEPH, le fils préféré de JACOB sera qualifié : JOSEPH le JUSTE. En vertu de quoi ? On peut s’en étonner à la lecture du début de notre paracha, parlant de lui, la Torah nous rapporte ceci : « Il menait paître les troupeaux avec ses frères. Passant son enfance avec les fils de BILHA et ceux de ZILPA, épouses de son père, JOSEPH débitait sur leur compte des médisances à leur père. » (Genèse XXXVII, 2). Que veut-on nous dire par là ? Selon RACHBAM, JOSEPH disait à son père que les fils de LEA méprisaient les fils des servantes, mais que lui les respectait. RACHI, s’inspirant du Midrash est encore plus sévère à l’égard du comportement puéril de JOSEPH en disant que celui-ci ne cessait de rapporter à son père, des choses désagréables concernant ses grands frères.

De tout cela il résulte que ceux-ci ont fini par haïr JOSEPH. (v. 4). Puis viennent les rêves qu’il leur raconte, ce qui a pour effet de renforcer encore davantage leur haine envers lui (v. 8). Bien qu’il connaisse leurs réactions hostiles, il n’hésite pas à leur rapporter un second rêve. Cette fois-ci, son auditoire s’élargit. En voici le texte : « Il fit un autre rêve, il le raconta à ses frères en disant : « j’ai fait encore un songe, où j’ai vu le soleil, la lune et onze étoiles se prosterner devant moi ». Il le répéta à son père et à ses frères. Son père le blâma et lui dit : « qu’est-ce qu’un pareil songe ? Eh quoi ! nous viendrions, moi et ta mère et tes frères, nous prosterner en terre à tes pieds ! » (v. 9 - 10).

Tout ceci n’a pas manqué d’étonner nos commentateurs. Pour quelle raison JOSEPH n’a-t-il raconté son premier rêve qu’à ses frères seulement, alors que le second rêve, après l’avoir d’abord raconté à ses frères, il a tenu à le répéter devant eux et devant son père ? Certains donnent la réponse suivante. Dans le premier cas, JOSEPH avait atteint son objectif en mettant ses frères en colère, puisqu’ils lui demandent : « Vas-tu régner sur nous ? » (v. 8) Ce faisant, ils lui indiquaient avoir compris ce qu’il voulait leur dire. Dans le second cas, ils n’ont pas voulu acquiescer à ses propos, tandis que lui attendait leurs réactions, leur colère ou une bagarre. Mais nul d’entre eux ne réagit. En conséquence, il le répéta en présence cette fois-ci de son père, pour qu’ils entendent la réaction de ce dernier. Bien que JACOB se mette en colère en entendant de tels propos, il en donna toutefois l’interprétation, de sorte qu’ils furent contraints d’entendre de la bouche du père ce qu’ils s’étaient refusés d’entendre une première fois, lorsque celui-ci s’écria : « Eh quoi ! nous viendrions, moi et ta mère et tes frères, nous prosterner en terre à tes pieds. » (v. 10)

On ne peut alors guère être étonnés de voir l’animosité se transformer en haine. Nous allons tenter d’expliquer le contenu de ces rêves. Ce qui les relie l’un à l’autre c’est le fait que le terme « se prosterner devant JOSEPH » y est utilisé dans les deux cas. Cependant nous y trouvons également une différence. Dans le premier de ces rêves où il est question de gerbes s’inclinant toutes vers celle de JOSEPH (v. 7), ils sont tous dans leur cadre de travail, celui des champs. Dans le second rêve par contre, JOSEPH voit le soleil, la lune et onze étoiles se prosterner devant lui. Là il s’agit d’éléments cosmiques, s’inclinant d’en haut vers lui se trouvant en-bas. N’y a-t-il pas là une forme d’orgueil démesuré ? Une telle personne mérite-t-elle le titre qui lui fut reconnu plus tard de JOSEPH le JUSTE ?

En fait, c’est à partir de cette scène que s’opère un changement en JOSEPH. Ce jeune homme, rapportant des médisances sur le compte de ses frères, les mettant en colère par ses récits, se considérant comme supérieur à eux, qui, selon les onze premiers versets de notre paracha, va de succès en succès, à savoir : l’amour que lui témoigne son père en lui fabriquant une robe longue le distinguant de ses frères, le premier rêve le montrant dans sa supériorité sur eux, le second de ces rêves où il apparaît comme dominant le monde, ce JOSEPH auréolé par la réussite va voir son destin se transformer. Toute une série d’épreuves vont commencer et s’abattre sur lui.

Nous le constatons dans une très courte conversation entre le père et le fils préféré. Tous deux ignorent à ce moment-là que vingt-deux années vont se passer avant qu’ils ne se retrouvent à nouveau. En effet, voici ce que nous lisons : « ISRAËL (JACOB) s’adressa à JOSEPH : « tes frères font paître les troupeaux à SICHEM. Viens donc, je veux t’envoyer auprès d’eux. » Il lui répondit : « je suis prêt ». Il reprit : « Va voir, je te prie, comment se portent tes frères, comment se porte le bétail, et rapporte m’en des nouvelles ». (v. 13 - 14)

JOSEPH n’a en bouche qu’un seul mot : « HINENI - me voici, je suis prêt ». Nous en trouvons de semblables dans la Torah, mais dans ce cas particulier, JOSEPH connaît déjà le but de la demande qui lui est adressée, alors qu’ABRAHAM, au moment où D.ieu s’adressant à lui pour lui demander d’aller offrir son fils ISAAC en sacrifice répond HINENI sans savoir encore ce qu’il aurait à faire. (Genèse XXII, 1). RACHI, qui généralement ne trouve pas nécessaire d’expliquer une seconde fois le sens d’un mot de la Torah, déroge ici à sa règle en redonnant dans notre paracha, son commentaire sur ce terme de HINENI prononcé par JOSEPH en disant : « Langage de soumission et de zèle. Prompt à obéir au commandement de son père, bien qu’il sût que ses frères le détestaient et que c’était donc dangereux pour lui d’être en contact avec eux. (v. 13)

C’est également ce que tient à souligner NACHMANIDE en commentant l’expression « il (JACOB) l’envoya de la vallée d’HEBRON » (v. 14) : « pour nous dire à quel point, par respect envers son père, JOSEPH prit sur lui la force d’aller rejoindre ses frères vers un lieu éloigné sans oser dire : « comment pourrais-je aller les retrouver alors qu’ils me haïssent ?, ». Un peu plus tard, ne trouvant pas son chemin (v. 15), et ne trouvant pas ses frères, sur le passage biblique disant : « Un homme le rencontra », NACHMANIDE, pour préciser à quel point JOSEPH, voulant répondre au désir de son père, ne se laissa pas détourner de sa mission, bien que ne trouvant pas son chemin car il s’était égaré dans les champs.

Nous pouvons déjà comprendre combien JOSEPH tenait à accomplir le devoir de respect du père, fût-ce au prix de sa propre existence menacée par ses frères. Toutefois, nous ne constatons pas encore chez JOSEPH des sentiments de regrets concernant ses relations avec ses frères. Mais il parvient jusqu’à eux après les avoir enfin trouvés, il est soudainement frappé de mutisme. Nous ne l’entendons plus rien dire. Il ne cherche pas à se justifier, il ne demande rien, ne cherche pas à se protéger. Le texte biblique ne rapporte pas ses supplications, nous le décrivant simplement alors qu’il se trouve jeté dans une fosse. Celui qui se voyait au sommet des étoiles, le voilà à présent jeté plus bas que terre. Au lieu de devenir roi, il est vendu en tant qu’esclave.

En a-t-il tiré des leçons ? Dans les six premiers versets du chapitre XXXIX, le nom de l’Eternel est mentionné à cinq reprises : « Le Seigneur fut avec JOSEPH » (v. 2) « Son maître vit que le Seigneur était avec lui ; qu’il faisait prospérer toutes les œuvres de ses mains » (v. 3) « ...... le Seigneur bénit la maison de l’Egyptien à cause de JOSEPH ; et la bénédiction divine s’étendit à tous ses biens. » (v. 5)

Dans cette prison où il se trouve après avoir été vendu par ses frères impitoyables à une caravane de passage, JOSEPH gravit les échelons. Il est d’abord séparé des travailleurs des champs, et il est un esclave parmi d’autres. Il est ensuite au service personnel du maître de maison. Il en assure ensuite toute l’intendance sans même avoir de comptes à rendre. Sait-il que ce n’est pas lui qui progresse, mais que c’est bien D.ieu qui assure sa progression professionnelle, comme le soulignent les versets ci-dessus ? Sait-il que ce ne sont pas les Egyptiens idolâtres et dépravés qui lui font du bien ? Aussi, en lisant le verset 6 disant : « JOSEPH était beau de taille et beau de visage », nous commençons à apercevoir ce qu’il y a dans son cœur.

Nous voyons que dans le cas des rois SAÜL et DAVID, c’est leur aspect physique sortant de l’ordinaire qui est mis en avant, au moment où ils vont être distingués pour assurer la royauté. Pourquoi, dans le cas de JOSEPH doit-on nous parler de sa beauté. SFORNO (15° - 16° s.) dans son commentaire, tente de situer ce verset 6 parlant de la beauté de JOSEPH en disant : « Nous nous trouvons dans ce passage après que son maître lui ait confié les rênes de sa maison, ce qui le changeait par rapport à ses débuts d’esclaves. Tel est bien le sens de ce verset des Psaumes LXXXI, 7 : « J’ai déchargé du fardeau son épaule, ses mains sont affranchies du lourd panier. » Se fondant sur ce texte, SFORNO ne veut pas simplement nous dire que JOSEPH était très beau, mais que sa beauté se remarquait encore mieux dès lors qu’il n’était plus soumis à de dures corvées. Il bénéficiait dès lors d’une existence plus facile. Toujours sur cette question, à partir du Midrash, RACHI trouve le moyen d’expliquer la transformation de JOSEPH en disant : « Lorsqu’il s’est vu le maître, il s’est mis à manger, à boire et à soigner ses cheveux. Le Saint, béni soit-il a dit : « Ton père est en deuil et toi tu te soignes les cheveux ! Je vais susciter « l’ours » contre toi. Aussitôt : la femme de son maître leva les yeux, autrement dit elle le désira pour amant. »

Devant pareille tentation qui s’offrait à lui, JOSEPH sut résister. Le Talmud nous relate que se regardant alors dans une glace, il vit le visage de son père auquel il ressemblait, trait pour traits. Cette vision eut pour effet de lui faire prendre conscience de la gravité de la faute qu’il commettrait s’il cédait aux avances de cette femme. C’est alors que pour la première fois depuis longtemps, il prit la parole en Egypte disant : « comment pourrais-je commettre un si grand méfait, et offenser le Seigneur ? » (v. 9) Ayant injustement été accusé d’avoir voulu abuser de la femme de son maître, JOSEPH fut à nouveau jeté en prison. Là encore, il réussit à s’élever, et comme les fois précédentes, il ne manqua pas d’invoquer le nom du Seigneur. S’adressant à ses compagnons de captivité dont il va élucider les rêves qu’ils avaient fait et que les préoccupaient, il leur dit : « car j’a été enlevé, oui, enlevé du pays des Hébreux ; et ici non plus je n’avais rien fait lorsqu’on m’a jeté dans ce cachot. » (Genèse XL, 15)

Qu’est-ce à dire ? Se souvient-il de la première fois où il avait été mis en prison ? Il se rend compte, en tout cas, que lui, qui autrefois s’était vu au sommet des étoiles, se retrouve à nouveau privé de liberté en étant enfermé dans une prison. Il constate effectivement combien il est à présent petit, insignifiant, mais il accèdera bientôt au trône royal, sans savoir encore ce qui lui arrive si tragiquement. Il sait seulement qu’il se trouve pour l’heure en prison.

C’est dans la paracha VAYIGASH,que nous lirons dans deux semaines que JOSEPH prendra mieux conscience de tout ce qui lui est arrivé, comprenant alors le sens de toutes les épreuves qu’il a traversées. Il n’y aura plus trace d’orgueil ou de vanité. Les rêves qui ont marqué son destin ne sont pas encore signe de pouvoir mais de responsabilité pour une fonction. Cela lui confère de la servitude. Ce sera dans cette prochaine paracha, où nous verrons JOSEPH, second du roi d’Egypte, comme véritable serviteur de ses frères et de son père, comme outil commandité par D.ieu pour les sauver. Il dira en effet : « Le Seigneur m’a envoyé avant vous pour vous préparer une ressource dans ce pays, et pour vous sauver la vie par une conservation merveilleuse. » (Genèse XLV, 7).

Au terme de tant d’années de souffrances, JOSEPH connaîtra ainsi un grand bonheur dont il ne soupçonnait pas l’intensité au moment où il quitta les siens. Ce qu’il a surmonté lui a permis selon la tradition d’atteindre ce stade où il méritait bien le titre de JOSEPH le JUSTE. Il convient également de se dire que chacun peut connaître un destin tragique, mais qu’après l’obscurité vient la lumière. Ce sera là aussi matière à réflexion pour nous qui allons célébrer les huit jours de la fête de HANOUCCAH.

HAPHTARA :

Le texte tiré du prophète ZACHARIE a été choisi parce qu’il mentionne le chandelier en place dans le premier et le second Temple de JERUSALEM. Tel est donc le rapport avec la fête de HANOUCCAH qui a débuté ce chabbat et que nous célébrerons durant huit jours. Il est toujours intéressant de rappeler les événements ayant conduit à la victoire des HASMONEENS et à l’instauration de la fête de HANOUCCAH. Quelques idées méritent d’être retenues de cette haphtara. Rappelons-en l’origine. Il s’agit de la période reconstruction du second Temple qui avait été détruit en 586 avant l’ère vulgaire, par NABUCHODONOSOR.

En août 520 avant J.C.,un prophète nommé ‘HAGGAÏ (AGGEE) dont nous ne connaissons que deux chapitres de ses prophéties dans la Bible, mandaté par D.ieu, mit en demeure les chefs et le peuple de Judée pour que soit entreprise la réédification du Temple. Les événements de l’époque le contraignaient à prendre en compte la situation politique. En effet, l’Empire Perse était alors en proie à une très violente agitation. De nombreux prétendants au trône central se sont en effet présentés à la suite de la disparition de CAMBYSE, au printemps 522.

Aussi, est-ce dans ce contexte que le prophète ‘HAGGAÏ a pu considérer que les oppositions et les heurts entre les nations formaient en quelque sorte un prélude à l’écroulement de cet Empire et de l’ébranlement final de la terre. En conséquence, ce prophète estima que les Juifs avaient le devoir de reconstruire sans tarder le Temple. Il y eut cependant des lenteurs à l’exécution de ce projet de la part de ses frères juifs. Il leur en fit de sérieux reproches (‘HAGGAÏ I, 9). Bientôt, un autre prophète, ZACHARIE, que nous connaissons un peu mieux, se joignit à ses appels en déclarant (Chapitre I, versets 1 à 6) : « Revenez à moi, et je reviendrai à vous. » De cet appel résulta que la première pierre du nouveau Temple fut solennellement posée en décembre 520 (‘HAGGAÏ II, 18 - ZACHARIE IV, 9). Les travaux de restauration furent achevés en quatre années et demies (août 520 à mars 515).

Dans le second rouleau de la Tora lu ce jour, au Livre des Nombres, chapitre VII, parlant du Chandelier et de l’inauguration du Tabernacle, il y a donc une similitude avec la ré-inauguration du Temple, après les événements que nous célébrons durant ’HANOUCCAH que nous traduisons également par INAUGURATION. Ce fut alors la dédicace du Temple, après qu’il eût été souillé et profané par les occupants grecs finalement vaincus par les HASMONEENS. La source la plus ancienne relative à cet événement se trouve dans le Talmud CHABBAT 21 a et b. D’autre part, mentionnons ici que cette fête de’HANOUCCAH est par ailleurs mentionnée dans le second livre des MACCHABEENS, chapitre X, versets 5 à 8. Ce texte ne figure d’ailleurs pas dans notre canon biblique.

Que retenir de notre Haphtara ? Dans son exhortation, ZACHARIE a pour objectif d’annoncer le retour de la prophétie un temps interrompue, en ISRAËL. A cette époque, tout semblait déjà perdu pour la perpétuation du message divin. Dans un monde de violences, d’incrédulités, à l’époque où il vivait n’ayant d’ailleurs rien à envier à la nôtre, il fallait absolument se sentir rassurés quant à la permanence et à la valeur de cette parole sacrée dont le prophète était porteur, même si de nos jours nous n’en avons pas toujours une perception précise, claire et directe.

Aussi, ZACHARIE tient-il à nous rappeler cette antienne souvent citée : « Ceci est la parole de l’Eternel à ZOROBAVEL : « Ni par la puissance ni par la force, mais bien par mon esprit ! dit l’Eternel Cebaot » (ZACHARIE IV, 6). Il nous semble que ce message a inspiré des générations de nos frères et sœurs, qui, durant toutes les persécutions subies, depuis la destruction du Temple en passant par les bûchers médiévaux, l’expulsion des Juifs d’Espagne, les pogroms de Russie jusqu’à la SHOAH, ont trouvé le courage de résister à la destruction physique et spirituelle.

Ce verset parmi tant d’autres, est donc chargé de nombreuses interprétations et significations. Il veut surtout nous rappeler que viendra le jour où le centre de la spiritualité sera définitivement situé dans une JERUSALEM restaurée et pacifiée. Notre espérance vise l’époque messianique dont notre texte de haphtara est une annonce. Il nous faut s’y préparer. Comme au temps de ZOROBAVEL aussi bien qu’à notre époque, de nombreuses conditions pour la réalisation de cette espérance restent encore à remplir. La PAIX est un dur combat et elle est difficilement gagnée. C’est là aussi l’un des enseignements de cette fête de ’HANOUCCAH que nous souhaitons à chacun BONNE et JOYEUSE.



Alain Goldmann
Grand Rabbin




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