Minute de Torah - 16 Kislev 5767

publié le jeudi 7 décembre 2006
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B"H

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Regrettant d’avoir cédé son droit d’aînesse à son frère Yaakov, ’Essav s’était senti lésé et avait développé un ressentiment fort à l’égard de Yaakov, d’autant plus que celui-ci avait également reçu la généreuse bénédiction que son père préposait d’abord à ’Essav. Craignant d’être tué par ’Essav décrit comme méchant, Yaakov s’enfuit, en espérant un jour se réconcilier avec son frère ’Essav.

Après des années de séparation, Yaakov entreprend un tel rapprochement. Conscient du danger face à son frère si menaçant, il se prépare au pire, envisageant même une guerre. Mais il ne désespère pas du rapprochement, fait envoyer de nombreux cadeaux à ’Essav, et adresse des prières à H’ pour que la rencontre se déroule pacifiquement.

Préparant la rencontre avec ’Essav, Yaakov avait pris la précaution de cacher sa fille Dina, l’enfermant dans une caisse pour que ’Essav ne puisse porter son regard sur elle. Et Yaakov a été puni pour l’avoir ainsi refusée à son frère, car peut-être l’aurait-elle ramené vers le bien (cf. commentaire de Rachi sur Béréchit, 32, 23) ! Il convient de réfléchir à l’influence positive que peut avoir le bon comportement d’un juif ou d’une juive en société (par sa pudeur, sa droiture, l’affirmation de ses valeurs identitaires, etc.) sur son entourage juif en particulier.

A ce sujet, Rabbi Moché Cordovero (XVIIè s.), l’un des grands maîtres de la Kabala, enseigne qu’il faut, en son coeur, aimer même les méchants, en souhaitant qu’ils puissent faire Téchouva (repentir) et être des Justes.







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