Minute de Torah - 29 ’Hechvan 5767

publié le lundi 20 novembre 2006
Partagez cet article :



B"H

publicité

Rambam énonce que "chaque chose qui arriva aux Patriarches est un signe pour leur descendance" (commentaire sur Béréchit 12, 6). Qui désigne-t-on par "Patriarches" ? "Seuls trois personnes sont désignées comme Patriarches : Avraham, [son fils] Yts’hak, et [son fils] Yaakov." (guemara Berakhot, 16b).

L’implication est simple : nous sommes héritiers des forces de nos Patriarches pour suivre le chemin qu’ils on traçé dans leur service de H’. Le Yetser hara’ (mauvais penchant) veut nous laisser croire que nous sommes faible, alors que nous allons les forces pour ne pas soumettre nos penchants, au-delà de notre nature. Ces forces, ce ne sont pas un conte historique mais bien la "Vérité" (telle qu’est dénommée la Torah) , elles sont inscrites dans l’histoire de nos Pères ("un signe pour leur descendances").

Enoncée si simplement, cette implication semble évidente. C’est omettre que nous avons 3 Patriarches, et donc 3 directions à suivre. Et c’est omettre que le service d’Avraham se définit essentiellement par son trait de ’Héssed (bonté), tandis que le service de son fils Yts’hak se traduit essentiellement par son trait de Guevoura (rigueur). Comment à la fois reste fidèle au service inspiré par notre Père Avraham sans faire défaut au service enseigné par Yts’hak ?

Le Rabbi de Loubavitch explique (Likoutei Si’hot, Vol.VI, sur paracha Toldot) que les 12 Tribus également renvoient à une voie fondamentale de service divin, mais il n’incombe pas à chaque juif d’exprimer chacune de ses 12 voies de service divin. Le fait que nos 3 Patriarches soient appelés Patriarches révèle bien qu’au delà des paradoxes apparents, il est oui possible de servir H’ à la fois par amour et par crainte, de concilier à la fois la bonté et la rigueur. Plus encore, explique le Rabbi, si une personne se contente de suivre une seule voie (par exemple l’amour sans la crainte, ou la crainte sans l’amour), ce n’est pas un service divin ! Car par nature, chaque personne a un penchant plus prononcé pour tel ou tel trait de caractère. Mais suivre cette unique voie n’est qu’une simple disposition naturelle, là où le Service à H’ recquiert un engagement au-delà de ses penchants naturels. Suivre ses dispositions naturelles écarte du chemin de la Torah de Vérité, à la fois au-delà de la nature et à l’intérieur de celle-ci.

Pour cette raison, sommes appelés "Bnéi Israel" ("Enfants d’Israel"), "Israel" étant le second nom porté par Yaakov (à la suite du combat avec un ange, cf. Béréchit, 32, 29). Car le service du Yaakov victorieux, c’est-à-dire d’Israel, est le fruit de la synthèse entre le sevice du père et du grand-père. Israel représente l’harmonie (Tif-érèt) dans le service, savante combinaison héritée du ’héssed (bonté) d’Avraham et de la guevoura (rigueur) d’Yts’hak.







blog comments powered by Disqus



Articles les plus lus
 

Articles incontournables