Minute de Torah - 17 Hechvan 5767

publié le mercredi 8 novembre 2006
Partagez cet article :



B"H

publicité

A toutes les générations, de nombreux juifs ont été prêts à donner leur vie pour défendre leurs principes, leurs valeurs. Combien ont vécu animés par cette flamme ? Combien sont morts pour défendre leur identité ? Combien, vivants ou tués, religieux ou traditionnalistes, érudits ou simples juifs, parce qu’ils incarnaient les valeurs qu’Avraham a fomenté, et entériné avec l’alliance par la circoncision ? Alors pourquoi ne retenir comme événement fondateur que le geste d’Avraham ?

Certes, le sacrifice du fils d’Avraham n’a pas eu lieu, puisque telle n’était pas la Volonté de H’. Toutefois, Avraham ne l’a su qu’à la fin, et son implication corps et âme pour servir H’, le don de soi (messirout néfech ) qu’il a témoigné à chacune de ces épreuves, n’a pas besoin d’être traduite par la perte de vie si elle n’est pas imposée.

En fait, des millions de personnes après Avraham se sont battus pour que leurs idéaux survivent, pour que leurs descendances puissent en profiter, pour que l’avenir soit sauvegardé. Mais pour l’épreuve d’Avraham, sacrifier son fils signifiait agir à l’encontre de la survie des idéaux, car il s’agissait de sacrifier la progéniture, de mettre fin à la vie du désigné à la poursuite de l’alliance même avec H’. L’avenir entier aurait perdu sa consistance. C’est cela, le don de soi poussé à son point cuminant. C’est sacrifier non pas sa vie, mais son égoïsme, au nom d’une vérité qui nous transcende.

Et de cela nous en avons les moyens en tant que decendants d’Avraham. Car même décédé, "le Tsadik qui décède se trouve dans les mondes [spirituels et matériel] plus que de son vivant", enseigne le Zohar. Il devient libéré de ses limites physiques, de son enveloppe corporelle avec laquelle il a toute sa vie physique accompli la tâche qui lui était imparti alors. Une nouvelle tâche commence pour lui. Le Tsadik délivre toute la force de son influence en terme de rafermissement de la foi, de la crainte et de l’amour (cf. Tanya, Iguéret Hakodech, lettre n°27). Leur mérite nous permet de puiser les forces pour suivre la voie du service divin dans le monde matériel, qu’ils nous permettent d’atteindre par leurs bénédictions, et leurs intercessions auprès de H’.







blog comments powered by Disqus



Articles incontournables