Minute de Torah - 10 ’Hechvan 5767

publié le mercredi 1er novembre 2006
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B"H

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Le Ari Za"l (XVIè siècle), aussi surnommé "le Lion de Safed", fait partie de ceux d’entre nos plus éminents Maîtres, qui auront dévoilé une telle lumière dans l’étude des textes saints qu’on le classe volontiers parmi les plus grands Sages de notre histoire.

On le connaît pour ses activités de guemilout ’hassadim (bienfaisance), puisqu’il a notamment fondé les institutions Hakhnassath Or’him Méron, dont le but était d’encourager et prendre en charge les personnes qui voyageaient pour péleriner Rabbi Chimone Bar Yo’haï (qui rédigea le Zohar).

On le connaît plus encore pour être le maître incontesté de la Kabbala, puisque jamais depuis Rabbi Chim’one Bar Yo’haï l’enseignement ésotérique de la Torah n’avait atteint une telle profondeur.

On connaît enfin le Ari Za"l pour ses magnifiques chants de chabat (Azamère bicheva’hine, Lémivtsa ’al rifta, Atkinou séoudata) et pour la ferveur intense de ses prières. A ce propos, on raconte qu’il eut un jour une révélation selon laquelle il existe une personne sur terre, dont les prières obtenaient plus grande faveur auprès du Roi du monde que les siennes. Qui donc savait trouver les mots aussi harmonieux avec des pensées et intentions aussi pures que celles du saint Ari Za"l ? Lorsque le Ari Za"l partit trouver ce juif inconnu, il fut surpris de rencontrer en la personne un homme illétrée et d’une simplicité déconcertante. Qu’est-ce qui pouvait valoir à cet illustre inconnu que ses prières soient agréées par H’ de la meilleure manière ? Quand le Ar Za"l l’interrogea à ce sujet, il reçut de l’humble monsieur une réponse à peu près en ces termes :

"Lorsque je suis rentré pour la première fois dans une synagogue, j’y ai vu des personnes concentrées avec leur livre de prières, adresser des louanges et supplications que je ne savais ni lire ni comprendre. Le coeur brisé, je souhaitais seulement faire usage des 10 premières et seules lettres que je connaissais de l’alphabet hébreu. Alors j’implorai le Roi du monde, pour qu’Il combine Lui-même ces 10 lettres que je prononçais sans discontinuer, selon l’ordre qui Lui conviendrait, pour en formuler les prières qu’Il veut entendre".







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