Minute de Torah - 9 ’Hechvan 5767

publié le mardi 31 octobre 2006
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B’’H

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Nous voyions dans le Minute de Torah d’hier un aspect de l’étendue de l’amour d’Avraham envers H’. Et nous pouvions apprécier à quel point Avraham savait manifester cet amour même lorsqu’il s’agit d’obéir à une injonction divine qui dépasse toute compréhension, toute raison humaine. Et si c’était précisément ce caractère, présent dans certaines injonctions plus que dans d’autres, qui alimentait un tel amour ? Le véritable amour ne peut être intéressé, mais comment agir par pur amour alors que toutes les prescriptions divines visent à notre bonheur ? Comment apprécier l’engagement authentique d’une personne sans que le bénéfice qu’elle en retire vienne amoindrir le mérite de celui qui s’engage ?

Le véritable amour ne peut être intéressé, mais comment agir par pur amour alors que toutes les prescriptions divines visent à notre bonheur ?

Voici comment H’ s’y prend : Il commence par laisser les Tsadikim (les Justes) dans l’incertitude, en ne leur divulguant rien de Son plan, pour apprécier l’authenticité de leur engagement. Et Il ne leur dévoile que plus tard le sens de Ses injonctions à leur égard, tout cela dans le but de leur accroître leur mérite (cf. Rachi (Béréchit, 22, 2) à propos du passage « sur une des montagnes que Je t’indiquerai »).

Quant au Tsadik, sans pour autant souhaiter l’épreuve (dans laquelle le risque de trébucher est toujours existant), il y voit un moyen d’affirmer et d’affermir une fois de plus sa confiance en H’ et son amour pour Lui. Voici une courte illustration de l’amour qui ne peut naître que de l’incertitude, au sujet d’une fille du Roi Salomon.

Le Roi Salomon chérissait tant sa fille que le jour où il apprit qu’elle était destinée à épouser un indigent, il s’était résolu, le cœur brisé, à la faire échapper à cette destinée en l’exilant dans une contrée lointaine. Ne sachant comment annoncer la terrible nouvelle à sa fille, il décida de ne pas l’informer sur la destination, en lui demandant seulement de se préparer à un long voyage pour une destination inconnue. Le Roi Salomon appréhendait avec grande peine la réaction qu’aurait sa fille. Mais telle ne fut sa stupéfaction de voir sa fille rayonner d’un sourire empli de joie à la demande de son père. Troublé, le Roi questionne sa fille, qui lui tient une réponse à peu près en ces termes :

« Toute ma vie je t’ai obéi en comprenant toujours la motivation de tes demandes. Aujourd’hui seulement, j’ai la possibilité de t’obéir pour une raison qui me dépasse totalement. Ce n’est donc plus pour la raison que tu en donnes, mais bien par amour pour toi, que je peux t’obéir à présent. »







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