"Ce n’est qu’un nom sur une liste, mais c’est mon cimetière" de Yoram Mouchenik

Traumas, deuils et transmission, soixante ans plus tard, chez les enfants juifs cachés en France pendant l’occupation.
publié le mercredi 18 octobre 2006
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Préfaces de Boris Cyrulnik et Marie Rose Moro

La Pensée Sauvage Éd. Grenoble

Sortie le 15 octobre 2006


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Résumé

" À partir du moment où nous sommes revenus à la maison, en 1945, jusqu’à la libération des camps, on y croyait encore. On attendait maman, on écoutait les listes à la radio. Papa allait à Paris pour voir devant l¹hôtel Lutétia les listes qui étaient affichées... Pendant des années, je ne pouvais pas parler. J’assistais aux manifestations, mais je ne témoignais pas, je ne parlais de rien. J’en étais absolument incapable, j¹étouffais, je pleurais. "

(JPEG)

Ce livre décrit le cheminement contemporain d’un groupe spécifique d’enfants juifs, orphelins de la Shoah, qui ont survécu au génocide, cachés et traqués. Soixante ans plus tard, la communauté de destin de leurs parents déportés par le même convoi, partis de France pour Auschwitz en 1942, sera le lien pour la création d¹une association. Les récits des uns et des autres permettent de percevoir les multiples itinéraires où chacun avait encore à élaborer les traumas d’une enfance saccagée. Mais au-delà des douleurs, cet ouvrage, dans son approche originale, explore les dynamiques personnelles et collectives, étayées par le groupe, qui transforment les anciens "enfants cachés " en passeurs de mémoire et d’histoire pour ne pas les figer comme le dernier maillon d’une chaîne brisée.

Yoram Mouchenik est psychologue-psychothérapeute, Docteur en anthropologie, chargé de cours à l¹Université Paris 13 et consultant pour Médecines Sans Frontières.



David Levy
webmaster




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