Daniel Lévi

Un artiste hors du commun
publié le dimanche 13 juillet 2003
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Biographie

(JPEG) Il serait tentant de simplifier le parcours de Daniel Lévi. L’enfant de Constantine devenu Moïse dans la plus grande comédie musicale française : "Les Dix commandements". Le gamin qui a grandi dans la cité ouvrière lyonnaise de la Duchère propulsé au rang de plus grande voix française actuelle. L’élève du Conservatoire débordé par sa passion pour le jazz, la soul et le funk. Aucun de ces raccourcis n’est réellement faux mais aucun ne dit la vérité sur un homme humble qui n’a eût de cesse de conquérir sa propre liberté artistique, de vivre sa vie au rythme de choix difficiles, de coups de cœur, de coups de têtes, d’heureux hasards et de galères.

Daniel n’a que trois semaines lorsque la famille Lévi s’installe à Lyon. Dans l’appartement familial, la musique est toujours là. Dans les airs que joue sa mère au piano, dans la tradition musicale judéo-arabe, à la radio ou lorsque le professeur du conservatoire vient apprendre le secret des touches d’ivoires aux sept enfants de la famille. Plus tard, Daniel intègre naturellement le Conservatoire, tout en continuant à se passionner pour les grandes voix de la variété française et le rythm’n’blues de ces artistes signés sur Atlantic Records. Le soir, en famille avec ses frères et sœurs, ils montent leur propre orchestre et se lancent dans des jams improvisés où Daniel participe au chant et assure le rythme à la darbouka (une percussion arabe).

La soul, le funk, la mélodie rongent son piano. Sa voix l’emporte vers les vibrations d’une musique instinctive aux antipodes de la formation exigeante et académique du Conservatoire : une passion dévorante qui va d’abord le mener sur la Côte d’Azur où il va jouer ses chansons fétiches dans les Palaces, puis sur les plages d’Outre-mer où il commence à enregistrer ses chansons avec des musiciens locaux.

Lorsqu’il revient en France et qu’il s’installe à Paris en 1983, il dispose déjà de quelques chansons personnelles et, il prend très vite le chemin des studios pour y enregistrer son premier album "Cocktail". Un disque hybride entre soul et musique électronique. Malgré un succès d’estime, Daniel a déjà changé de direction et commence à se frotter au jazz, en trio dans les palaces parisiens, les piano-bars, les cabarets et dans ce fameux restaurant où va se nouer l’avenir de sa carrière : Le Pastel, devenu l’endroit où le tout Paris artistique se retrouve, Daniel fait alors la rencontre merveilleuse de Michel Legrand. Puis c’est la rencontre avec Gloria Gaynor qui l’emmène à travers l’Europe faire la 1ère partie de ses concerts.

Daniel devra attendre un peu pour voir la chance se repencher sur son cas. Il envoie ses nouvelles chansons à quelques personnes dont Eddy Rosemond, qui écrit et arrange "Aimes moi comme ton enfant", la chanson phare de la comédie musicale de Catherine Lara et Luc Plamondon "Les Romantiques". Daniel empoche le rôle de Musset puis celui de Chopin, puis les deux ( !!!) avant d’enregistrer la fameuse chanson en duo avec Catherine Lara. Aux côtés de Daniel Lavoie, Richard Cocciante, Véronique Sanson, Janice Jamieson, Maurane ... Daniel gagne une dimension artistique supplémentaire.

Nous sommes en 1991 et après l’ultime représentation "des Romantiques", Daniel retrouve l’ambiance jazzy des palaces pour vivre de son art. Fidèle à sa méthode, il accepte deux ou trois collaborations - dont l’interprétation de la chanson "Le rêve bleu" en duo avec Karine Costa pour le dessin animé "Aladin"- Daniel, alors, sous la houlette de Albert Cohen qui aura une importance tout au long de son parcours continue à composer, rêve d’enregistrer un second disque solo et décroche la timbale en 1996 quand le directeur de AB Disques lui ouvre la porte de ses studios. Ainsi naîtront les chansons de son disque "Entre parenthèses" : un disque feu d’artifice qui télescope rock, jazz, soul ; un disque "jouissif" sur lequel il est accompagné par la crème des musiciens parisiens. Un disque volontairement peu formaté du propre aveu de Daniel.

La raison aurait voulu que Daniel en reste là et qu’il accepte à nouveau de voir sa musique récompensée par un succès d’estime. Mais, non. Sur un coup de tête, il décide de poursuivre l’aventure et au mépris des mises en garde, organise son propre concert au Bataclan, quitte à assurer la distribution des tracts et des affiches lui-même dans le tout Paris. À la stupéfaction générale, Daniel et son groupe ont rempli la salle le jour J et il livre le plus beau concert de sa vie. Parvenu au bout de sa liberté artistique, il ne voudra plus redescendre et préfèrera alors tout quitter plutôt que de retourner derrière son piano dans les grands établissements parisiens.

Exilé aux Antilles, Daniel a décroché de la musique. Albert Cohen, le rappelle alors, pour lui parler de son idée : la comédie musicale "LES DIX COMMANDEMENTS". Daniel participe à l’audition, et interprète, en toute décontraction, "L’hymne à l’amour". Pascal Obispo et Elie Chouraqui seront tout de suite séduit par son charisme et sa voix. Commence alors la fabuleuse aventure des Dix Commandements : trois ans de tournée qui s’achèveront début 2003 par sept ultimes représentations à Bercy. Plus de trois cents représentations couronnées de ce succès extraordinaire (Victoires de la musique 2001 de la chanson de l’année " L’envie d’aimer ", plus d’1 million ½ de single vendus) mais aussi la naissance d’une véritable famille artistique où se sont nouées des complicités avec tous les protagonistes du spectacle.

Enfin reconnu pour l’immensité de son talent, Daniel a aujourd’hui gagné ses lettres de noblesses dans le cercle très fermé des grandes voix de la chanson. Dévoré par son envie de composer, il entame l’écriture de son troisième album solo durant l’été 2001. Enregistré durant l’année 2002 en compagnie d’Eric Benzi et Yvan Cassar, cette collection de nouvelles chansons à mi-chemin entre l’élégance pop, la souplesse swing, l’émotion soul et les options symphoniques, révèlera sans aucun doute un Daniel Lévi au sommet de sa puissance artistique : compositeur et interprète.

Participations musicales

-  Discographie solo :
"Cocktail" - 1983
"Entre parenthèses" - 1996
"Ici et maintenant" - 2002

-  Participation musicale aux longs métrages :
"Parking" de Jacques Demy - 1985
"Aladin" (interprète de "Le rêve bleu", la chanson titre du
dessin animé "Aladin") - 1993

-  Participation aux compilations :
"Noël ensemble Vol 1 et 2" - 1998, 2000
"L’Odyssée des enfoirés" - 2001

-  Participation aux comédies musicales :
"Les romantiques" de Catherine Lara et Luc Plamondon - 1991
"Les dix commandements" de Pascal Obispo et Elie Chouraqui - 1999

Fan Club officiel

Comme en transparence
BP 273 Etoile
75770 PARIS Cédex 16
comme-en-transparence@caramail.com




Daniel Levi - Site officiel
http://www.daniellevi.net/

Universal Music
http://www.umusic.com/

Les 10 commandements
http://www.les10com.com/

L’essentiel de Daniel Lévi
http://www.daniellevi.org/

Site non-officiel de Daniel Lévi
http://perso.wanadoo.fr/daniel-levi/



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